PRÉAMBULE
Dans mon travail antérieur, j’utilisais le médium photographique. Ma démarche consistait à prendre des photos sur le vif dans l’espace public dans le but très précis de capter des moments explicites. J’utilisais alors ces «instantanés» comme autant de témoignages et de moyens de démontrer la façon dont une culture autre que la sienne est perçue quand on y est confronté pour la première fois.
Ces travaux accompagnés de petits textes parfois cocasses m’ont permis d’obtenir un DNSEP avec mention.
Progressivement, je me suis échappée de cet espace réel pour expérimenter de nouvelles formes dans un environnement très personnel, imaginaire et ludique, plus approprié à mon univers.
Je conçois mon travail comme des dessins en trois dimensions. 
J’expérimente le modelage à la manière d’un dessin déployé dans l’espace.
Bien que ma réflexion commence toujours à partir de formes concrètes, j’évite la représentation figurative et l’imitation simpliste. Je laisse au spectateur le soin de s’interroger sur ce qu’il voit, de ressentir avec son expérience personnelle et son propre imaginaire.
J’interroge également sur la relation entre le visuel et le tactile. Comment ce que l’on voit provoque l’envie de toucher. Pour autant, même si je flirte avec la sensualité, je ne veux pas que ma démarche bascule dans le trash, le vulgaire ou le «gratuitement» sexuel.
Ce qui m’intéresse avant tout c’est mettre en avant cette association forme-symbole-texture en utilisant un procédé de simplification maximale pour arriver à l’essentiel, c’est à dire à l’épure visuelle dégagée de tout superflu.
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